La Commission électorale nationale indépendante (CENI) en République démocratique du Congo a récemment pris une décision controversée en invalidant 82 candidats aux élections.
Parmi ces candidats, 12 sont membres du parti au pouvoir, l’UDPS Tshisekedi. Cette décision a également touché trois ministres en fonction, à savoir Didier Manzenga, ministre du Tourisme, Manuanina Nana, professeur et ministre près le Président de la République, et Antoinette Kipulu, ministre de la formation professionnelle.
En plus des ministres, deux candidats invalidés occupent des postes d’administrateurs importants. Nsingi Pululu est membre du conseil d’administration à la SNel, tandis que Kin Kiey est PCA à la RVA.
Parmi les candidats invalidés, six sont des sénateurs, dont Mabaya Gizi, Evariste Boshab (professeur), Victorine Lwese, Mona Lux-ML, Jean de Dieu MOLEKA et Adou Lianza.
La liste des candidats invalidés comprend également Charles Mbuta Muntu, ministre provincial de l’éducation à Kinshasa, ainsi que quatre gouverneurs : Gentiny Ngobila (Kinshasa), Bobo Boloko (Équateur), Pancras Boongo (Tshuapa) et Cesar Limbaya (Mongala).
Deux députés nationaux, Sam Bokolombe (professeur) et Colette Tshomba (rapporteur adjoint du bureau), ont également été invalidés, ainsi que Justin Kalumba, ancien ministre des transports et Noël Botakile, député honoraire.
Ces cas de fraude et d’invalidation de candidats ont touché un total de 15 provinces en République démocratique du Congo.
Cette décision de la CENI a suscité de vives réactions et des critiques de la part de l’opposition politique et de la société civile. Certains accusent la commission électorale d’avoir agi de manière partisane et de favoriser le parti au pouvoir en invalidant des candidats de l’opposition et certains de leurs camps pour jouer avec l’attention de l’opinion publique.
“L’invalidation de ces candidats soulève des questions sur l’intégrité et la transparence du processus électoral en République démocratique du Congo. Les électeurs ont le droit de choisir librement leurs représentants, et toute tentative de manipulation ou de fraude électorale doit être condamnée.” dit Ngoy José expert électoral .
Il est essentiel que la CENI garantisse l’équité et l’impartialité dans le processus électoral, afin de préserver la démocratie et la confiance des citoyens dans le système politique. Les élections doivent être un moyen pour le peuple congolais d’exprimer sa volonté et de participer activement à la vie politique de leur pays.
Il est également important que la communauté internationale suive de près la situation en République démocratique du Congo et appelle au respect des principes démocratiques et des droits de l’homme. Les élections libres et équitables sont essentielles pour assurer la stabilité et le développement du pays.
L’invalidation de 82 candidats aux élections en République démocratique du Congo, dont des ministres, des sénateurs et des députés, soulève des préoccupations quant à l’intégrité du processus électoral. Il est crucial que la CENI agisse de manière transparente et impartiale pour garantir des élections libres et équitables, et pour préserver la démocratie et la confiance des citoyens dans le système politique.

