À environ 90 kilomètres de Kisangani, dans le territoire d’Opala, l’action du gouvernement s’est invitée au cœur d’une communauté rurale confrontée depuis plusieurs années aux difficultés d’accès et d’évacuation de sa production agricole.
Ce lundi 14 septembre, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, s’est rendu au village de Yatolema, malgré les difficultés de la route et des conditions de déplacement particulièrement éprouvantes.
Sous un soleil accablant, le membre du gouvernement a parcouru cette partie du territoire de la Tshopo où les infrastructures routières demeurent un enjeu majeur pour les producteurs locaux.
À son arrivée, une importante mobilisation de la population lui a réservé un accueil chaleureux. Pour plusieurs habitants, la visite revêtait une portée particulière, Yatolema ayant rarement, voire jamais, reçu la visite d’un membre du gouvernement central.
La présence du ministre a également permis aux habitants de faire part de leurs principales préoccupations, notamment celles liées à l’état des routes et aux difficultés d’acheminement de leurs produits agricoles vers les centres de consommation.
Planter pour encourager les cultures pérennes
La visite ministérielle ne s’est toutefois pas limitée aux échanges avec la population.
Muhindo Nzangi Butondo a également posé un geste à portée symbolique et pratique en procédant à la plantation de bananiers et de cacaoyers.
À travers cette initiative, le ministre de l’Agriculture entend notamment encourager le développement des cultures pérennes dans une région qui dispose d’importantes terres agricoles et d’un potentiel encore largement sous-exploité.
La plantation de ces arbres fruitiers et cultures pérennes constitue ainsi un signal en faveur de la diversification de la production agricole et du développement de filières susceptibles de générer des revenus durables pour les communautés rurales.
L’accès aux marchés, un défi majeur
Malgré ce potentiel, les producteurs d’Opala restent confrontés à un obstacle majeur : l’accès aux marchés.
L’état des routes complique l’évacuation des récoltes et augmente les coûts de transport. Une situation qui peut entraîner des pertes importantes pour les agriculteurs et limiter la commercialisation de leur production.
La visite de Muhindo Nzangi à Yatolema intervient ainsi dans un contexte où le développement agricole passe aussi par l’amélioration des infrastructures rurales.
Pour les habitants, l’enjeu est désormais de voir les engagements et les échanges suscités par cette visite se traduire par des actions concrètes, notamment dans le domaine des routes de desserte agricole et de l’accompagnement des producteurs.


