Une scène pour le moins inhabituelle fait polémique sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo.
Une femme identifiée dans plusieurs publications comme Mathy Bokata Mayela s’est présentée à la Cité de l’OUA, résidence officielle du chef de l’État congolais, en affirmant être l’épouse du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans une vidéo largement relayée en ligne, la femme aurait refusé de quitter les lieux, affirmant notamment : « Je suis chez mon mari ».
La scène a rapidement suscité de nombreuses réactions et interrogations sur les circonstances ayant permis son accès à ce site hautement sécurisé.
À ce stade, les éléments disponibles dans les publications qui circulent sur les réseaux sociaux ne permettent toutefois pas d’établir de manière indépendante l’identité de cette femme, ni de confirmer la nature de ses liens avec le président de la République. Les documents de renseignements civils diffusés sur les réseaux sociaux doivent également être considérés avec prudence et nécessitent une vérification auprès des autorités compétentes.
Une polémique qui dépasse la personne
Au-delà de cette scène, plusieurs internautes s’interrogent surtout sur le dispositif de sécurité de la Cité de l’OUA, considérée comme l’un des sites les plus sensibles de la capitale congolaise.
« Incapable d’assurer la sécurité de la Cité de l’OUA, une résidence censée être très sécurisée et difficilement pénétrable. Si les quartiers du président sont facilement accessibles, qu’est-ce qui rassure que le pays est protégé ? », s’interroge un internaute kinois, Kinzo Roger, dans une réaction publiée en ligne.
Pour lui, l’incident ne devrait pas être banalisé, car il touche directement à la protection du chef de l’État et à l’image de l’institution présidentielle.
Un autre internaute, Pascal Kwasa, estime pour sa part que cette affaire traduit une forme de désacralisation de la fonction présidentielle en RDC. Il compare la situation aux dispositifs de sécurité observés, selon lui, autour de certains autres chefs d’État africains.
« Vice-maman ! Notre mère ! »
La polémique a également pris une tournure satirique sur les réseaux sociaux. Alexandre Kadima Kakwet a réagi sur un ton moqueur : « Vice-maman ! Notre mère. Deuxième première dame. Il faut changer la Constitution. De la dépanneuse à la deuxième première dame. La Tshilombolie est un système d’immoralité officielle. »
Ces propos, volontairement provocateurs, illustrent surtout la tonalité des réactions suscitées par la vidéo, entre ironie, indignation et inquiétude concernant la sécurité présidentielle.
Des clarifications attendues
La diffusion de cette séquence soulève finalement deux questions distinctes : comment cette femme a-t-elle pu accéder à la Cité de l’OUA et quelles sont réellement ses relations avec le président Félix Tshisekedi ?
En l’absence de communication officielle, il convient de rester prudent face aux affirmations et aux documents diffusés sur les réseaux sociaux. Une clarification des services compétents permettrait notamment d’établir les circonstances exactes de cet incident et d’éviter que des informations non vérifiées ne continuent à alimenter la polémique.

L’affaire intervient alors que la sécurité des institutions et du chef de l’État demeure un enjeu particulièrement sensible en RDC.
NB : Les propos attribués aux internautes dans cet article relèvent de leurs réactions personnelles et ne constituent pas des faits établis par la rédaction.

