La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), à travers le Service de la lutte antimines des Nations unies (UNMAS), a procédé mardi 18 août 2026 à la destruction de plusieurs engins explosifs dans la cité de Bule, en territoire de Djugu, à environ 80 kilomètres de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Au total, trois engins explosifs ont été découverts par des habitants au centre commercial de Bule. Ces découvertes interviennent alors que plusieurs familles retournent progressivement dans la région, après avoir passé plus de neuf mois dans un site de déplacés situé dans la plaine de Savo.
Alertés, les Casques bleus de la Monusco se sont rapidement déployés sur les lieux afin de sécuriser le périmètre et de prévenir tout incident, en attendant l’arrivée des équipes de déminage de l’UNMAS basées à Bunia.
L’opération a permis de neutraliser ces engins et de réduire considérablement les risques auxquels étaient exposés les habitants de cette zone, marquée depuis plusieurs années par les violences armées.
« Nous remercions la Monusco pour cette action et sommes très contents, car certains de ces engins explosifs étaient restés coincés dans le mur de la maison. Nous remercions Dieu pour le travail que vous venez d’accomplir en les extirpant », a déclaré Étienne Mandje, homme d’affaires à Bule.
D’autres engins pourraient encore être présents
Malgré cette opération, des sources locales alertent sur la possibilité que d’autres engins explosifs soient encore présents dans la cité de Bule et ses environs. La région a notamment été le théâtre de violents affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des groupes armés au cours des derniers mois.
Parallèlement aux opérations de déminage, l’UNMAS a mené une campagne de sensibilisation auprès de la population sur les comportements à adopter en présence d’un objet suspect.
Les habitants ont notamment été invités à ne jamais toucher, déplacer ou manipuler un objet suspect, mais plutôt à s’en éloigner et à alerter immédiatement les services de sécurité ou les équipes spécialisées.
Cette sensibilisation revêt une importance particulière en Ituri, où des restes explosifs de guerre continuent d’être signalés dans plusieurs zones des territoires de Djugu et d’Irumu, affectés depuis plusieurs années par les violences armées.
Pour les acteurs locaux, la poursuite des opérations de dépollution et de sensibilisation demeure essentielle pour permettre aux populations déplacées de regagner leurs villages dans des conditions plus sûres.
Élie Tsongo

