Sept mois après son arrestation, l’opposant congolais Jacky Ndala Mpoyi Kabundi reste détenu à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Son avocat, Me Jean-Pierre Odudu Menga, dénonce une détention qu’il juge contraire à la Constitution et affirme avoir quitté la République démocratique du Congo après avoir été la cible de menaces et de tentatives d’élimination.
Interpellé le 4 mars 2026, Jacky Ndala, président du parti MRPC/Kongo, est toujours privé de liberté, selon son conseil. Me Jean-Pierre Odudu Menga affirme que son client n’a, à ce jour, pas encore été auditionné par un magistrat instructeur et que son dossier n’a pas été fixé devant une juridiction compétente.
Pour l’avocat, cette situation soulève de sérieuses questions sur le respect des droits de la défense et des garanties judiciaires en RDC.
Il invoque notamment les articles 17 et 19 de la Constitution congolaise, qui consacrent des garanties relatives à la liberté individuelle, à la procédure pénale et aux droits de la défense.
L’avocat affirme avoir fui le pays après des menaces
Au-delà de la situation judiciaire de son client, Me Jean-Pierre Odudu Menga affirme avoir lui-même été exposé à des menaces et à des tentatives d’élimination visant, selon lui, à le réduire au silence.
L’avocat met en cause le régime du président Félix Tshisekedi, plusieurs personnalités qu’il cite nommément, des militants de la « Force du progrès », associée à l’UDPS, ainsi que des services de sécurité.
Il affirme avoir été contraint de quitter le territoire congolais pour assurer sa sécurité.
Ces accusations, qui mettent en cause plusieurs acteurs politiques et sécuritaires, n’ont pas, à ce stade, suscité de réaction publique des autorités ni des personnes directement mises en cause.
Des interrogations sur les garanties judiciaires
La détention prolongée de Jacky Ndala, sans audition par un magistrat instructeur ni fixation de son dossier devant une juridiction compétente, selon son avocat, relance les interrogations sur le respect des procédures judiciaires dans cette affaire.
La situation soulève également la question des conditions dans lesquelles les avocats peuvent exercer leur profession et défendre leurs clients dans des dossiers à caractère politique.
En l’absence de réaction officielle et d’éléments judiciaires supplémentaires permettant de vérifier les faits dénoncés, les accusations formulées par Me Jean-Pierre Odudu Menga restent à établir.
La suite de cette affaire dépendra notamment des éventuelles communications des autorités judiciaires et sécuritaires, ainsi que des démarches entreprises pour clarifier la situation juridique de Jacky Ndala et les menaces alléguées contre son avocat.

