Les enseignants des écoles Conventionnées catholiques ont déclenché depuis la mi-journée de mercredi 25 septembre 2019 un mouvement de grève. Réunis au sein de l’institut Matendo à Bukavu, ils ont passé en revue la situation de la gratuite de l’enseignement de base en République Démocratique du Congo en général et au Sud-Kivu en particulier.
Les questions qui ont fâché les enseignants sont entre autres, la prise en charge des enseignants par l’État Congolais. Pour eux, il est anormal que les enseignants de Kinshasa et Lubumbashi puissent jouir de certains avantages, entre autres le paiement du palier du salaire réajusté de 40000fc par les enseignants, ainsi qu’aux enseignants de Kinshasa et Lubumbashi 70000fc et 70000 logement, ceux des chefs-lieux 35000 logements et aux enseignants des territoires aucun fonds alloué.
Ils ont également touché sur la situation de la prise en charge des enseignants dits non payés et nouvelles unités, qui jusqu’aujourd’hui ne sont pas budgétisés.
Ces enseignants disent ne pas être prêts de travailler pour 40000fc. Les enseignants doivent toucher 900$ par mois pour stopper la grève et se proposent de rester à la maison en attendant que le gouvernement prenne en considération leurs revendications.
“diplôme égal, salaire égal, pas de discrimination des zones salariales, d’accord avec la gratuité, mais pas question de mis en application des accords de Bibwa (900$ au licencié et 300$ pour le huissier et dernier gradé)”, ont conclu les enseignants des écoles catholiques au Sud-Kivu.

