La ville de Bukavu fait face à une succession préoccupante d’incendies qui détruisent des habitations, des commerces et les moyens de subsistance de nombreuses familles. Face à l’ampleur des dégâts, des voix s’élèvent pour appeler à une mobilisation urgente des autorités, des organisations humanitaires et des personnes de bonne volonté.
Le cas le plus récent a été enregistré dimanche 6 septembre 2026 dans le quartier Nyamugo, dans la commune de Kadutu. Le feu, déclaré dans l’après-midi, s’est rapidement propagé à plusieurs habitations avant d’atteindre une partie du marché central de Kadutu. Un bâtiment de quatre niveaux abritant notamment plusieurs dépôts de poissons a été touché par les flammes avant de s’effondrer.
Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels et affecté des ménages ainsi que des petits commerçants dont les activités constituent souvent l’unique source de revenus. Selon un bilan provisoire, 45 maisons et plus de 150 ménages ont été touchés, tandis qu’une galerie commerciale et un dépôt de poissons ont également été ravagés.
Cet incendie intervient alors que Bukavu connaît une multiplication des sinistres de ce type. Plus de 700 maisons auraient été consumées en une seule semaine dans la ville. Le même bilan fait état d’au moins 70 maisons détruites dans la nuit du 5 au 6 septembre sur l’avenue Mulengeza, dans le quartier Panzi, à Ibanda.
Des familles confrontées à une nouvelle vulnérabilité
Pour les ménages touchés, la destruction d’une habitation signifie souvent la perte simultanée du logement, des biens essentiels, des vêtements, des documents et parfois des outils de travail.
Cette situation intervient dans un contexte humanitaire déjà difficile à Bukavu, marqué notamment par les déplacements de populations et la fragilité des moyens de subsistance. Pour les familles qui perdent leur logement dans un incendie, la capacité à se relever devient ainsi particulièrement limitée.
Dans une publication consacrée à cette situation, Jackson Kalimba appelle à une mobilisation des acteurs humanitaires et des personnes de bonne volonté en faveur des familles victimes des incendies.
« Le peuple de Bukavu a besoin d’aide », insiste-t-il, appelant à une mobilisation générale en faveur des familles sinistrées.
Un besoin d’assistance et de prévention
Au-delà de l’assistance immédiate, la répétition des incendies pose également la question de la prévention et de la capacité d’intervention face aux sinistres dans une ville densément peuplée.
Les besoins des familles affectées peuvent notamment concerner les abris d’urgence, les vivres, les vêtements, les articles ménagers essentiels, les kits d’hygiène et un soutien à la reprise des activités génératrices de revenus.
La société civile et plusieurs acteurs locaux plaident ainsi pour une réponse coordonnée permettant non seulement de secourir les victimes, mais aussi de renforcer les mécanismes de prévention et d’intervention afin de réduire l’impact de nouveaux incendies.


