Le dossier judiciaire visant Moïse Katumbi Chapwe connaît un nouveau développement. Le Parquet général près la Cour de cassation a demandé la fixation d’une audience dans cette affaire, relançant ainsi une procédure que le camp de l’ancien gouverneur du Katanga considère comme une nouvelle offensive politique contre sa personne.
La demande du Parquet concerne une procédure ouverte contre Moïse Katumbi pour des faits qui se seraient produits à Lubumbashi et à Kinshasa.
À l’origine de cette affaire figure une plainte de Raphaël Katebe Katoto, demi-frère de Moïse Katumbi. Celui-ci accuse l’ancien gouverneur du Katanga de lui avoir spolié plusieurs biens immobiliers et fonciers.
Parmi les biens cités dans la procédure figurent notamment les résidences de Mulonde, Lofoi n°22 et Kashobwe, ainsi que les fermes Futuka et Munguzi.
Le camp Katumbi dénonce une instrumentalisation politique
La défense de Moïse Katumbi conteste fermement les accusations et dénonce ce qu’elle présente comme un « acharnement politique » orchestré par le pouvoir de Félix Tshisekedi.
Selon le camp Katumbi, Raphaël Katebe Katoto serait à nouveau utilisé comme levier contre l’opposant. La défense rappelle notamment qu’il aurait déjà été impliqué, par le passé, dans des démarches visant à déstabiliser Moïse Katumbi du temps du régime de Joseph Kabila.
Pour les proches de l’ancien gouverneur, la réactivation de cette procédure intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en République démocratique du Congo et soulève des interrogations sur ses motivations.
Le camp Katebe rejette toute motivation politique
Une lecture que rejette catégoriquement le camp de Raphaël Katebe Katoto.
Ses proches affirment que le dossier relève exclusivement de la justice et du contentieux autour des biens concernés. Ils rappellent que la procédure remonte à 2024, soit avant les développements judiciaires actuels.
Pour eux, la demande du Parquet général près la Cour de cassation ne constitue donc pas une opération politique contre Moïse Katumbi, mais simplement une étape dans le traitement d’une affaire judiciaire engagée à la suite d’une plainte.
Une audience désormais attendue
La demande de fixation d’une audience constitue une nouvelle étape importante dans ce dossier. Elle pourrait permettre à la justice d’examiner les accusations portées contre Moïse Katumbi ainsi que les arguments de sa défense.
En attendant une éventuelle audience, les accusations de spoliation restent contestées par le camp Katumbi, tandis que le camp Katebe maintient ses griefs.
Cette affaire intervient alors que Moïse Katumbi demeure une figure majeure de l’opposition congolaise. Son évolution judiciaire est donc suivie de près dans les milieux politiques à Kinshasa comme dans le Katanga.


